Gilets jaunes Acte VIII

gilets jaunesEn ce samedi 5 janvier 2019 nous sommes arrivés à l’acte VIII de la mobilisation des Gilets jaunes (GJ). Dans toute la France les divers groupes de GJ parlent de se structurer, d’organiser des assemblées générales (AG) et de se déclarer en association loi 1901 afin de rationaliser leurs efforts.

Ce ras le bol général s’est transformé en élan démocratique qui a levé le voile sur des pratiques vieilles de quarante années qui ont cristallisé le pouvoir dans les mains de quelques clans politico-financiers. Les GJ ont réussi là où des milliers de générations de militants ont eu des difficultés inouïes à se faire entendre. Si des mouvements ou partis politiques, des syndicalistes et autres opposants aux systèmes n’ont pu avoir un tel impact, c’est qu’ils n’ont pas bénéficié d’un tel élan populaire, spontané et médiatisé (pour des fins de contre propagande), alors que eux étaient, et sont toujours, structurés, tant d’un point de vue organisationnel que doctrinal. Ce qui signifie que la coupe est pleine et qu’aucun retour en arrière ne sera possible. La mobilisation a ouvert trop d’esprits, même si parfois les revendications divergent, et a donné conscience aux français que l’action paye.

Une prise de conscience a été prise aussi de la géométrie variable de l’application de loi selon son appartenance. Arrestations préventives pour les GJ sur le fondement de l’article 222-14-2 du Code pénal. L’application de cet article au cas d’espèce cache un motif politique liberticide, ce qui porte atteinte à la présomption d’innocence. Ces arrestations d’ailleurs ont fait l’objet de nombreuses relaxes. A contrario les zones de non-droit qui s’étendent comme du chiendent partout en France depuis des décennies n’ont pas droit au même traitement.

Des revendications nobles sont inscrites sur de nombreux gilets jaunes comme autant de pancartes brandies contre le pouvoir :

Sociale, le pouvoir d’achat, la fiscalité, le revenu, l’emploi.

Institutionnelle, le référendum d’initiative citoyenne, la transparence publique, la révision de la Constitution. Voire même pour certains un fédéralisme intérieur, propre aux régions qui composent la France.

Au moment donc où le mouvement se structure et où des AG vont fleurir un peu partout, il reste une revendication encore un peu trop discrète : l’immigration et ses corollaires, nous ne citerons ici que le coût. Puisque l’on nous rabâche à longueur de journée que la France n’a plus les moyens d’assurer convenablement des politiques de relances publiques, des services publics de qualité, les retraites, l’assurance chômage etc. Alors pourquoi vouloir toujours plus d’immigration ? Voilà une question de plus à inscrire au dos des gilets jaunes et en tête de liste des revendications lors des prochaines AG.

Llorenç Perrié Albanell, président du mouvement régionaliste Resistència

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