Perpignan : les dealers tiennent le pavé

Cet article fait suite : ici et ici

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Le mardi 11 septembre je me rends devant le bâtiment 1 de la résidence des Oiseaux, tristement rendu célèbre par le trafic de drogue et le vandalisme des lieux pour prendre quelques photos. Un de nos correspondants m’a averti que le mur qui scelle l’entrée du bâtiment, défoncé pendant le week-end, allait être fermé par une plaque d’acier. Dans la matinée on peut voir des ouvriers, un journaliste et des personnes endimanchées, le tout sous bonne escorte policière (municipale).

Dès le lendemain le quotidien L’Indépendant du 12/9/2018 commence son article dédié aux Oiseaux par une erreur qui discrédite quelque peu le récit des faits (voir certains commentaires sur l’article en ligne) : « Le gang de la résidence les Oiseaux détruit un mur en béton armé ». Précision, de taille, le mur en question n’était pas en béton armé mais en simple parpaings (voir photo). En revanche le ras le bol des habitants est bien résumé.

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Malgré la présence récurrente de la police municipale sur le quartier « des Oiseaux » en journée, les dealers tiennent toujours le pavé. Depuis des semaines le jeu du chat et de la souris n’en finit plus et la racaille marque son territoire avec son lot de nuisances et d’immondices qui jonchent les trottoirs et le petit jardin de la tristement célèbre résidence, alors que les services municipaux avaient fait le nécessaire, c’était sous-estimer ces parasites qui, pour écrire de façon triviale, « n’ont que ça à foutre ».

Oui, n’en déplaise aux bobos, ces nuisibles terrorisent et empoisonnent la vie des citoyens, ils coutent cher à la société, donc à ces mêmes citoyens. Des citoyens réduits à une masse de contribuables sans droits, car abandonnés par la puissance publique, obligés même à payer des vigiles comme il y quelques semaines. Si des patrouilles de police passent régulièrement, il n’en demeure pas moins que le problème de fond n’est pas traité et la réponse judiciaire reste absente.

Ce week-end l’impunité a franchi un cap. Le mur de scellement du bâtiment de la résidence des Oiseaux a été détruit en partie. Une armée de petits dealers arpente le quartier. Des guets sont positionnés aux angles des rues, des briques ou des poubelles renversées forment des pseudos barricades de fortune afin de gêner l’accès des patrouilles de police. Les dealers provoquent, insultent et se pavanent, ils tiennent donc le pavé.

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Tout cela mérite quelques réflexions :

-Tout d’abord la responsabilité du maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, qui est doté, comme chaque maire de France d’un pouvoir de police administrative qui lui permet d’assurer le maintien de l’ordre public, en période normale ou en circonstances particulières et urgentes. Sans oublier celle du préfet des Pyrénées Orientales, qui peut, et doit, prendre des mesures nécessaires en se substituant à un maire faisant preuve de carence dans l’exercice de son pouvoir de police.

-Durcissement conséquent de l’Ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante. Les mineurs délinquants d’aujourd’hui ne sont pas ceux de 1945.

-Rétablissement des peines planchers.

-Agrandissement du parc carcéral et durcissement des conditions de détention.

-Légiférer sur le droit pour les honnêtes citoyens de pouvoir dignement assurer leur sécurité, celle de leur famille et de leurs biens.

Enfin pour conclure, puisque les dealers des Oiseaux souhaitent casser de la pierre, rouvrons les bagnes et fournissons-leurs des pierres à concasser.

Llorenç Perrié Albanell, président du mouvement régionaliste Resistència

 

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