FIERS DE NOTRE IDENTITÉ: EN AVANT POUR LA RÉGION OCCITANIE-PAYS CATALAN

Communiqué: Nom de la région: la Ligue du Midi en campagne

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A deux pas de l’Hôtel de région, en plein cœur de Montpellier Richard Roudier, président de la Ligue du Midi a présenté la proposition de la Ligue quant au nom de la région. Il était accompagné pour la circonstance de Llorenç Perrié Albanell  catalaniste de Perpignan. Richard Roudier rappela qu’il ne restait que peu de temps jusqu’au 15 avril pour que la population de la nouvelle Région puisse donner sa préférence via internet . Ainsi, les noms arrivés en tête seront proposés après cette date, lors d’une consultation plus large. Il invita donc ses compatriotes à se rendre sur le site de la région sur lequel chacun peut faire sa proposition:

http://www.regionlrmp.fr/le-nom-de-ma-region#formulaire_formidable-225

De toute façon, c’est en définitive le Conseil d’Etat qui tranchera après le vote de l’assemblée régionale qui aura lieu fin juin. Et l’on peut supposer qu’il ne choisira pas des dénominations trop connotées historiquement ; les références à l’histoire dans notre démocratie populaire molle étant plutôt malvenues.

Dans l’intervalle, on va nous servir de grands machins dignes du concours Lépine. Regardons ce qui s’est passé dans la région nord où l’on avait entendu citer les noms de « nordcardie » ou « Tchicardie »…  et qui a finalement débouché sur le modeste « Hauts de France ». Dans l’est les technocrates penchent pour ALCALIE ou «Grand Est ». A noter – surprise…surprise – que la référence à « L’Austrasie » (Royaume franc de l’époque carolingienne) arrive en tête des sondages. Plus prés de chez nous, on nous ressort l’acronyme PACA – au motif qu’on pourrait conserver le papier à en-tête -, pour une région qu’il suffirait de nommer tout bonnement Provence, d’autant que toutes les composantes en sont provençales. Lire la suite

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Lancement d’une campagne de promotion du nom «Occitanie-pays Catalan»

LRMP. Richard Roudier veut une région « Occitanie- pays Catalan »

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25/03/2016 – 12h00 Montpellier (Lengadoc Info) – La réforme territoriale n’en finit pas de faire couler de l’encre. Après les débats à propos de la composition des nouvelles régions puis du choix des capitales régionales, les débats se situent désormais autour de la dénomination de ces nouvelles régions. En Nord-Pas de Calais-Picardie, le président de la région, Xavier Bertrand (LR), a annoncé le 14 mars dernier que la région pourrait s’appeler désormais « Hauts de France », une désignation très contestée car elle ne prend pas en compte l’histoire et l’identité des territoires concernés. En Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, le débat reste ouvert et Carole Delga (PS) a lancé une consultation populaire.

Un nom de région identitaire et anti-technocratique

Richard Roudier, président de la Ligue du Midi et auteur du livre Lettre ouverte au président de la République à propos de la réforme des régions, était à Montpellier ce jeudi 24 mars en compagnie du militant catalaniste Llorenç Perrié Albanell, pour le lancement d’une campagne de promotion du nom « Occitanie-pays Catalan » pour la nouvelle région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées. Pour Richard Roudier, le nom « Occitanie-Pays Catalans » est un « choix qui s’impose (…) mais les hommes politiques abreuvés par les technocrates n’aiment pas trop les vocables à connotation historique, culturelle ou populaire… alors quand les trois sont réunies… » Lire la suite

DHIMMITUDE : A QUOI JOUE JEAN-MARC PUJOL ?

Conférence salafiste à Perpignan

Inutile de rappeler ici les propos employés dans un communiqué publié par les identitaires catalans de la Ligue du Midi [1] . Un communiqué à charge contre le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, qui a laissé s’exprimer lors d’une conférence prononcée le samedi 12 mars 2016 dans une salle municipale de la capitale du Roussillon des salafistes, et cela dans un contexte particulièrement anxiogène, quelques mois seulement après les terribles attentats du 13 novembre 2015. Y aurait-il un état d’urgence sélectif ?

A quoi joue Jean-Marc Pujol ? Tente-t-il de séduire une nouvelle assise électorale après la déconfiture dans notre département de son parti politique, les Républicains, lors des dernières élections régionales ? Tente-t-il de vouloir faire passer certaines vessies pour des lanternes, autrement dit, faire passer « les Républicains » pour des « Démocrates » en laissant s’exprimer au nom de la tolérance des fanatiques religieux qui prêchent la haine contre notre mode de vie? Jean-Marc Pujol confondrait-il tolérance et laxisme ? Ou encore tolérance et manque de courage ?

Cette marque de soumission, de « dhimmitude », est un signe fort, un aveu de faiblesse,  pour tous ceux qui rêvent, faute de mieux, d’instaurer des micros califats sur notre territoire, au détriment de nos libertés fondamentales.

Nous soulignerons que le parti politique catalaniste Convergence Démocratique de Catalogne a également condamné cet aveu de faiblesse dans un communiqué au titre accrocheur [2] : « A Perpignan le clientélisme musulman devient dangereux », citons en un passage : « En s’alignant sur un avis préfectoral manifestement erroné, la mairie de Perpignan prend des allures d’institution écervelée. Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? Le non-droit, déjà installé dans certains quartiers de Perpignan où les autobus sont caillassés, s’introduit officiellement dans les locaux municipaux ». Voilà une marque de bon sens qui dépasse les positions de principes. Encore un effort sur les thématiques identitaires et CDC pourrait caresser l’espoir  de séduire un électorat catalan plus large, sensible à certaines problématiques soulevées par un Front National jacobin qui n’a cure de l’identité catalane. Un tel revirement signifierait une rupture avec une certaines ligne du « catalanisme du nord » qui puise son ADN dans un gauchisme rance à bout de souffle ainsi que dans un nationalisme victimiste. Sont-ils prêts à le faire ?

Llorenç Perrié Albanell
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Le foutage de gueule du Conseil Economique et Social (CESER)

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Le foutage de gueule du Conseil Economique et Social (CESER)
    Au départ de la procédure du nom de la nouvelle région, Carole Delga nous avait gratifié d’un discours consensuel quant à sa méthode : « Exigences et méthode seront essentielles pour guider ce processus qui se présentera sous la forme d’une consultation inédite, innovante et transparente, afin de permettre au plus grand nombre de citoyennes et de citoyens de donner leur avis sur le nom de leur future Région ».
    Patatras… quelques jours plus tard, réunis à Montpellier, les culs de plomb du Conseil Economique et Social, qui ne représentent qu’eux mêmes, mais qui nous coûtent fort cher, au lieu de réserver leur avis à la présidente de la région, ont rendu publique leur préférence. Evidemment ils ont choisi le nom le plus tiède « Languedoc-Pyrénées » auquel ils auraient pu associer « méditerranée » pour faire plus exotique . On sent déjà le coup fourré, quand on sait que ces gens là ne sont pas issus du suffrage populaire et que l’opération a été montée par le préfet qui lui non plus n’est pas élu. On s’étonne qu’à l’instar de « Hauts de France », ils n’aient pas choisi « Bas de France » qui aurait été très bien vu des élites parisiennes et les cabinets ministériels.

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IMMIGRATION : LA PIEUVRE JACOBINE IMPOSE, MAIS JUSQU’À QUAND ?

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Deux événements en relation avec l’immigration ces dernier temps sont venus créer la polémique en Pays Catalan.

Nous apprenons dans un article du Midi Libre version web publié le 21/2/16, qu’une polémique enfle sur Perpignan entre le maire de la commune, Jean-Marc Pujol (LR) et le directeur académique Michel Rouquette. Le sujet de la discorde, l’opposition par le premier magistrat de Perpignan de la tenue de cours en langue arabe dans les écoles primaires de Perpignan. Le directeur académique  rappelle l’existence du dispositif Elco crée dans les années soixante-dix, un dispositif qui permet aux enfants d’immigrés de garder un lien linguistique avec leur pays d’origine via des conventions entre les deux Etats, de suivre un enseignement en langue maternelle et de la culture du pays d’origine sur le temps périscolaire. Les enseignants sont recrutés et rémunérés par le pays d’origine et la famille.

 

Seulement il y a un hic, le maire de Perpignan fait remarquer un point sensible : « Sans mon accord, les cours se tiennent toujours à Perpignan, alors que l’on me fait remarquer du prosélytisme religieux dans certaines écoles par un professeur ». Pour le maire de Perpignan c’est l’enseignement du français qui doit être renforcé dans les quartiers difficiles. Démenti de l’inspection académique à propos du prosélytisme religieux, il n’y a pas de plainte des familles. Ben voyons…

 

Nous observerons que la direction académique des services de l’Education Nationale est moins zélée lorsqu’il s’agit de prendre la défense de l’enseignement en langue catalane. Langue historique du département des Pyrénées-Orientales jusqu’à preuve du contraire. La fermeture récente de la section bilingue du collège Gustave Violet de Prades en est la triste illustration. Une section qui permettait l’enseignement de l’histoire et de la géographie en langue catalane. De classe bilingue on passe à option en langue catalane. Le motif invoqué : faire des économies. Un comble.

 

Quand à Jean-Marc Pujol maire de Perpignan, son opposition à ce dispositif n’est pas due à un revirement identitaire, mais plutôt à un jacobinisme militant. En effet, depuis son arrivée au poste de premier magistrat de la capitale de notre département, la dynamique autour de la langue et de la culture catalane s’est sévèrement effritée. Quant aux quelques élus catalanistes qui chauffent les bans du conseil municipal de Perpignan, on peut dire qu’ils servent de caution catalane à la majorité municipale.

 

Second point : 18 migrants en provenance de la « jungle de Calais », dans le Pas-de-Calais sont discrètement arrivés le 24 février 2016 dans le petit village de Campôme, 114 habitants, niché dans la montagne, près de Prades. C’est la préfecture des Pyrénées-Orientales qui gère le séjour et l’hébergement de ces réfugiés arrivant de Syrie notamment et qui tentaient de passer en force vers l’Angleterre, via le camp de Calais. Selon le site info H24, le maire et les élus de cette commune proche de Molitz/les-Bains, auraient été informés tardivement de l’arrivée de ces 18 migrants.

 

Décidément le pouvoir jacobin en place dans notre département n’en finit plus d’imposer à la population nord catalane ses désidératas de toutes sortes sans même la consulter. Qu’en serait-il en cas de référendum ? L’intelligentsia au pouvoir le sait pertinemment et  c’est pour ça qu’elle confisque la démocratie par peur d’un échec cuisant qui  risquerait de remettre en cause ses  privilèges. Il est grand temps de couper les tentacules de la pieuvre jacobine et de redevenir maître chez nous !
Llorenç Perrié Albanell
Perpinyà el 28/2/16

Llorenç Perrié Albanell sur les nationalismes irlandais et catalan [interview sur Breizh-info.com]

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28/02/2016 – 05h45 Perpignan (Breizh-info.com) – Llorenç Perrié Albanell est un militant catalaniste identitaire. Il a publié il y a quelques années un livre intitulé : « nationalismes irlandais et catalans : convergences, similitudes et différences », sur lequel il nous semblait intéressant de revenir, avec son auteur, en cette année du centenaire de la révolution irlandaise de Pâques 1916.

L’auteur tenait à être présenté comme identitaire , « car malheureusement depuis trop d’années le catalanisme, du moins en Catalogne du Nord, est amalgamé avec le gauchisme soixanthuitard, quand il n’est pas simplement la caution catalane des partis politiques parisianistes. Mon parcours est celui d’un militant identitaire classique qui s’inscrit dans la lutte contre ce système à tuer les peuples. Mon combat pour le retour à l’identité charnelle, interdit par le jacobinisme qui est intrinsèque à une grande partie de la pensée politique française, m’a conduit vers le courant relativement vaste que l’on nomme en France le régionalisme, courant qui regroupe aussi bien  le localisme que l’autonomisme ou l’indépendantisme. Pour m’a part je revendique l’indépendance de la Catalogne et la renaissance politique et culturelle des Pays Catalans (Països Catalans, PPCC), avec toutefois un pragmatisme bien pesé pour ce qui concerne la Catalogne du Nord, don la différence politique avec le Principat de Catalunya est largement palpable.
 L’idée principale de mon combat est l’avènement de l’Europe des Patries Charnelles, celle aux cents drapeaux si chère à l’une de vos plus glorieuses figures du nationalisme breton, Yann Fouéré. D’un point de vue plus général j’apporte mon soutien et collaboration à divers mouvements et partis politiques catalans qui ont une ligne nationaliste et identitaire claire. Je collabore dans la revue Terre et Peuple Magazine, ainsi qu’à la réalisation de brochures bilingues, d’intérêt culturel ou politique. J’anime la bannière catalane Terra i Poble. Mon militantisme catalaniste s’exprime également dans le domaine de la culture et de la tradition populaire au travers du monde associatif.»

Nous l’avons interrogé sur son ouvrage qui compare les combats menés par deux peuples d’Europe qui ont été, ou sont encore (pour la Catalogne) sous la tutelle d’une autre nation.  Un livre qui apporte quelques pistes et clés pour ceux qui se battent au quotidien pour la défense de leur identité.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a amené à écrire ce livre comparaison entre les nationalismes irlandais et catalan ?

Llorenç Perrié Albanell : J’ai été frappé par certaines similitudes, comme par exemple le mode opératoire des nations impérialistes qui agissent toujours de la même façon : acculturation des colonisés et assimilation, en même temps que s’opère en parallèle la dépossession du pouvoir politique et du contrôle des moyens de productions et de subsistances ; ce qui rend difficile, mais pas impossible, les tentatives de libération nationale. Ensuite c’est évidemment les moyens de lutte et de récupération de l’identité nationale, qui encore une fois, s’avèrent être sensiblement les mêmes. Lire la suite